associations unies du 68.

PAS UN QUINQUENNAT DE PLUS À LA RUE !

En France, 300 000 personnes sont sans domicile : à la rue, dans des bidonvilles, des hôtels sordides, des centres d'hébergement… Chaque nuit, ce sont près de 4 000 personnes, dont 1 000 enfants, qui appellent le numéro d’urgence 115 et restent sans solution d’hébergement, faute de places suffisantes. Si, par chance, ces personnes décrochent un abri pour la nuit, la qualité de l’accueil n’est pas toujours au rendez-vous pour répondre à leurs besoins de repos, de santé, d’intimité, de sécurité, d’alimentation digne, de lien social, d’accompagnement… Ces conditions de vie pèsent énormément sur des personnes en situation de grande détresse et aux parcours de vie compliqués.

Lorsqu’ils disposent encore d’un logement, l’affaiblissement des ressources conjugué à l’augmentation du prix du loyer et des factures d’énergie met de nombreux locataires en difficulté. Les plus pauvres d’entre nous dépensent ainsi près de 60 % de leurs revenus pour se loger. Face à la cherté du logement privé, 2 millions de ménages attendent un logement social, une attente qui dure en moyenne dix ans. Malgré ce constat alarmant, depuis 1984, les moyens publics investis dans le logement n’ont jamais été aussi faibles.

Il est temps de mettre fin à cette spirale infernale !  La France a les moyens de venir à bout du drame quotidien vécu par les sans-abri et de faire en sorte que chaque personne puisse se loger dignement. Pour que le prochain quinquennat soit celui des résultats, il est urgent de :

1.     Garantir un accueil inconditionnel et continu dans un hébergement digne et adapté.

2.          Mobiliser davantage le parc HLM, les bailleurs privés et les logements vides pour les plus vulnérables.

3.          Réguler les marchés immobiliers et réduire la part des dépenses liées au logement.

4.          Produire 150 000 logements vraiment sociaux par an.

5.          Rénover les logements dégradés

6.          Mettre fin à toutes les expulsions sans solution de relogement.

 NE PASSONS PAS D’UNE CRISE SANITAIRE A UNE CRISE HUMANITAIRE

Tandis que chacun souhaite que l’année 2021 puisse être meilleure que la précédente, la crise sanitaire reste vive, et ses conséquences économique et sociale continuent d’aggraver la situation des plus fragiles. Les insuffisances de l’action publique face à la gravité des enjeux conduisent le Collectif des Associations Unies à partager ses inquiétudes pour les semaines et mois à venir.

Dans ses voeux aux Français, le Président de la République a assuré avoir « une pensée pour tous nos compatriotes vivant dans la précarité, parfois la pauvreté, pour qui la crise que nous traversons rend le quotidien plus difficile encore. » Pourtant, dans les faits, si des mesures ponctuelles de mise à l’abri des personnes et d’aides financières ont été engagées depuis mars dernier, les associations sont toujours en attente de mesures structurelles pour répondre durablement aux urgences sociales et endiguer la vague de pauvreté.

Les ouvertures temporaires d’un nombre important de places d’urgence ne suffisent pas à résoudre l’augmentation du nombre de personnes sans-domicile, la saturation du parc d’hébergement, la baisse des constructions et des attributions de logements sociaux, la multiplication des expulsions de squats et bidonvilles… Avec la fin de la campagne hivernale prévue au 31 mars, les associations craignent la remise à la rue de nombreux ménages hébergés cet hiver, sans autre solution.

Les mesures d’aides financières ponctuelles pour les ménages modestes ne permettent pas de compenser la montée du chômage, l’envol des demandes de RSA, l’explosion des besoins en aide alimentaire et le risque d’une forte reprise des expulsions locatives à partir d’avril 2021. Sans parler de l’inaccessibilité des minimas sociaux aux jeunes de moins de 25 ans qui, s’ils n’ont pas de soutien familial, se trouvent sans aucune ressource.

La volonté présidentielle exprimée en 2017 de « ne plus voir d’hommes et de femmes dans rue » est en contradiction avec les économies réalisées sur les APL, la réforme de l’assurance chômage, la fragilisation du logement social et le plan de relance, dont à peine 3% des montants, concernent les personnes les plus défavorisées.

Dans ce contexte, le Collectif des Associations Unies formule 16 propositions à adopter rapidement pour sortir par le haut de cette crise majeure, et les illustre au travers d’une campagne visuelle sur les réseaux sociaux.

Collectif des associations unies du Haut-Rhin

 

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